28/09 : Colloque « pile combustible » à Dijon du 25 au 28 septembre
|
Plus de 80 chercheurs français dont plusieurs issus d’EDF et de son laboratoire à Karlsruhe travaillent du 25 au 28 septembre au centre Cap-vert de Quetigny sur le thème des piles à combustibles. Dans le secteur de l’énergie, une des questions essentielles est de savoir si en dehors des formes traditionnelles de production, de nouvelles technologies sont aptes à modifier le secteur d’une manière décisive dans les décennies à venir. Grâce à son rendement élevé, une pile à combustible consomme moins de combustible et dégage 30% moins de CO2 par kilowatt-heure qu’un groupe électrogène fonctionnant au diesel. Le groupe EDF à donc, en toute logique, décidé d’accroître ses efforts de recherche sur la pile à combustible et de fonder un centre de recherche, l’Institut européen de recherches énergétiques (EIfER). Ce centre se consacre plus généralement aux nouvelles formes de production d’énergie avec, comme priorité : EDF investit chaque année deux millions d’euros dans ce projet commun, dans le cadre duquel ses chercheurs travaillent en étroite coopération avec leurs collègues allemands de l’université de Karlsruhe et d’EnBW. Le colloque avait pour but de poursuivre les échanges entre les chercheurs des laboratoires comme ceux du CNRS et des Universités, les grandes écoles comme l’ESIREM à Dijon, les grandes entreprises comme EDF, le CEA… à l’initiative de l’Université de Bourgogne. EDF travaille depuis 15 ans à la recherche-développement de piles à combustibles pour l’habitat isolé, le résidentiel collectif et même les transports propres. Plusieurs piles sont en expérimentation dans le Grand-Est de la France et en Allemagne. Les premiers tests sont favorables en particulier avec un bon accueil des habitants. Elles fonctionnent en essais continus sur plus de 10 000 heures (ce qui n’est pas l’utilisation annuelle habituelle). Néanmoins, le choix des matériaux adaptés, le coût de l’énergie produite, la miniaturisation nécessaire à l’industrialisation ne permettent pas encore l’application de cette technologie à grande échelle. La durée de vie de telles piles est, par exemple, encore trop courte ; en outre, les coûts de fabrication et les frais d’exploitation restent relativement élevés. |







