12/07 Les déchets nucléaires : parlons-en sans tabou


Les déchets nucléaires : parlons-en sans tabou

Afin d’offrir au grand public une vision d’ensemble de la filière nucléaire et de répondre aux questions qui se posent sur les déchets, EDF a proposé en 2003 la visite de la centrale de Belleville à la presse régionale. En 2004, EDF a fait également découvrir les centres de stockage de déchets faiblement radioactifs de Soulaines et Morvilliers, exploités par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) dans l’Aube.




Cette année, EDF aborde le troisième volet de ces rencontres avec la gestion des déchets à forte radioactivité dans le laboratoire souterrain de recherche de Meuse/Haute-Marne, basé à proximité de Bure. La presse régionale a donc été conviée à une visite complète du site début juillet.

La production d’électricité nucléaire par EDF génère 1 kg de déchets radioactifs par habitant et par an en France. Comparativement, un Français est chaque année responsable de la production de 1700 kg de déchets inertes (terre, bois…), 700 kg de déchets industriels banals, 500 kg de déchets ménagers, et 100 kg de déchets industriels chimiques toxiques.
Grâce au traitement et au recyclage du combustible usé, la totalité des déchets vitrifiés fortement radioactifs produits dans les 58 réacteurs français correspond au volume d’une piscine de jardin (160 m3). Pour 15 ans d’exploitation, la production représente 2000 m3, soit la capacité d’une piscine olympique. 98 % des déchets nucléaires sont faiblement ou moyennement radioactifs et sont dits «à vie courte». Ils perdent leur radioactivité et deviennent inoffensifs en 300 ans.

Cet automne un grand débat public sera ouvert à tous pour comprendre les enjeux, examiner les voies proposées par les experts sur la transformation de ces déchets à vie longue par transmutation, sur le stockage aérien ou souterrain avec réversibilité. Le Parlement sera ensuite saisi pour un projet de loi.

Le laboratoire visité à Bure permet d’étudier toutes les conséquences d’un éventuel stockage souterrain dans un site à base de couches géologiques d’argile sans pour autant pré-déterminer un lieu ou une solution. Les conclusions seront rendues publiques à la fin de l’année 2005.

Cette troisième rencontre avec la presse régionale permettra la publication d’articles et d’interviews dans les médias afin d’informer largement le grand public sur ce travail scientifique.

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